Rencontres

À la fin du chapitre précédent, je parlais des rencontres imaginaires faites sur les chemins. L’immense majorité est bien évidemment constituée de contacts bien réels: ce sont de ceux-ci dont je veux parler maintenant.

Les randonnées à pied ou à vélo sont, à n’en pas douter, un moyen privilégié pour établir des relations qui peuvent devenir amicales avec les gens que l’on croise.

En automobile, on voit des centaines de personnes à l’heure mais on n’en regarde qu’une ou deux et l’on ne lie connaissance avec aucune, même de façon fugitive, sauf peut-être avec un vendeur d’essence au hasard d’un plein de carburant. Un bien maigre bilan en vérité!

À pied ou à bicyclette, on a le temps de voir venir une rencontre, de la juger, de la saluer et, si le visage de l’inconnu vous agrée, de s’arrêter et d’entamer une petite conversation avec ces interlocuteurs fugaces.

Je l’ai déjà dit, j’ai toujours aimé la solitude et aller seul mon chemin ne me pèse jamais. Le bavardage est rarement mon fait, mais cela ne m’empêche pas d’avoir un contact de surface assez facile avec autrui pour peu que cela me plaise et que la durée de la conversation soit laissée à mon appréciation.

Au hasard d’un chemin, une rencontre suivie d’une petite conversation a cela de bien que, la plupart du temps, on peut y mettre fin à son gré et poursuivre ensuite sa route quand on en a envie. L’avantage de ces entretiens est que souvent ils permettent de mieux comprendre une région visitée en découvrant telle ou telle information relative à sa géographie, son histoire, ou son activité. En un mot, pénétrer sa vie.

Ce sont parfois des bavardages sans arrière-pensées précises de documentation: juste le plaisir de saluer un vieux qui est fier de vous intéresser par ses histoires, de féliciter une dame pour les fleurs ou les légumes de son jardin ou d’échanger quelques mots avec un promeneur qui s’ennuie sur un banc.

Ces rencontres peuvent avoir lieu partout: pas seulement le long des routes, mais au hasard d’un achat de ravitaillement dans une épicerie ou en prenant une tasse de café ou un verre de vin dans un bistrot.

Quelques souvenirs ?

Je faisais quelques achats dans une épicerie de Catalogne dans les Pyrénées-Orientales, où j’achetais je ne sais trop quoi et, au moment de me rendre ma monnaie, la vendeuse m’interpelle:

 » Ah ! Monsieur… Vous parlez le français!… »

 » Oui, Madame. Quelle langue voulez-vous que je parle? »

 » Eh bien, figurez-vous que moi je suis parisienne et que ma société m’a envoyée ici pendant la durée des congés de l’employée de cette succursale. Et ici, ils parlent tous le catalan… Alors moi, je suis perdue… Je suis comme à l’étranger: ça fait du bien d’entendre parler en français… »

J’ai remonté le moral de cette fille de Paris en lui parlant pendant dix minutes du douzième arrondissement dont elle était native et que je connais un peu…

Une autre fois, dans un bistrot breton du Morbihan, je tombe sur une dame en veine de confidences qui me raconte tout de go que sa mère vient d’avoir une attaque et que, depuis une quinzaine de jours, elle n’articule plus un mot.

Je suis bien resté un quart d’heure pour boire mon café en évoquant pour cette brave femme le cas d’un de mes amis qui avait connu pareille aventure et qui en était sorti, sinon comme un Démosthène local, tout au moins très honorablement.

Mes propos avaient d’autant plus de poids, qu’usant d’un tact exquis, j’avais indiqué que mon épouse était médecin. Les braves gens sont toujours persuadés que la science médicale est contagieuse entre époux et cette croyance a souvent auréolé mes paroles d’une respectueuse attention de la part de mes auditoires. Cela est d’autant plus amusant, qu’en ce qui me concerne, c’est tout juste si je me souviens que l’aspirine est utile en cas de maux de tête. L’important est d’ailleurs de ne pas employer l’expression trop courante de « maux de têtes » mais de la remplacer par le terme de « céphalées » car ceci a une résonance autrement scientifique…

Dans le cas présent, quand je quittai le bistrot, la patronne était prête à parier que sa mère, muette provisoire, prendrait la parole après-demain à la fête patronale pour improviser un discours de bienvenue à Monsieur le Chanoine en visite dans la paroisse.

Il y a aussi des rencontres qui flattent ma vanité: ce sont celles d’hommes, d’aînés qui me regardent passer et m’encouragent gentiment avec, dans les yeux, envie et admiration et qui me font comprendre ainsi, qu’eux aussi, quand ils étaient plus jeunes… J’ai encore en mémoire un groupe de vieux cyclistes qui, groupés devant un magasin de vélos au bord de la rue dans un bourg de la région de la Forêt de Lyons, sont allés jusqu’à m’applaudir en me voyant pédaler sur mon vélo chargé de mon matériel! Je vous le demande: comment ne pas tirer vanité d’un tel souvenir?

Au sujet des rencontres réalisées, voici une anecdote cocasse est celle qui m’est survenue un jour que je me trouvais à Nemours sur la jolie place de cette ville qui se trouve près de l’église et du pont sur le Loing.

Je traversais la rue pour m’offrir un café dans un bistrot proche et, à cette occasion, je remarquai un gosse d’environ deux ans qui déambulait d’un pas incertain au milieu de la chaussée. Au passage, je le pris par la main pour l’empêcher de se faire écraser par une voiture car la circulation est assez dense à cet endroit. Et j’entrai dans le café en tenant le môme par la main afin de savoir si quelqu’un savait qui était le responsable de ce gamin en perdition. Je fus alors pris à parti par un groupe de consommateurs qui, n’ayant vu que la fin de la scène m’invectivèrent avec vigueur: « Quand on surveille son enfant on ne le laisse pas vagabonder… Vous auriez été bien avancé s’il s’était fait écraser sur la chaussée… Je vous jure, il y a des pères indignes… » D’autres amabilités me furent largement distribuées avant que je puisse rétablir la vérité et laisser le gamin aux mains des moralisateurs. Voilà ce qui risque parfois d’arriver aux bons samaritains…

Encore une rencontre?

En voici une, qui me fut très utile en vérité. Il y a fort longtemps, lors d’une randonnée pédestre en Haute-Provence, je cherchais péniblement l’itinéraire menant à Auvars, petit village perdu dans l’arrière-pays de Puget-Théniers. J’étais en pleine « variante des Anglais », périphrase élégante employée entre amis pour exprimer que l’on s’est écarté de l’itinéraire prévu de façon aussi imprécise qu’insoluble.

J’arrivais à un carrefour au sujet duquel ma carte routière était d’une discrétion regrettable et je me demandais bien quelle direction prendre, car auprès de qui se renseigner dans cette région aussi sauvage que déserte?

Soudain, je perçois un faible bruit de grelot et, venant dans ma direction, j’aperçois au loin un cycliste roulant vers moi. La distance diminuant, je vois sur le vélo une cravate auprès de laquelle la bannière paroissiale des pénitents de Séville est petite chose mesquine. La cravate approche et, caché derrière elle, je vois un facteur qui met pied-à-terre en me voyant, pour me saluer. Cet honnête fonctionnaire de ce que l’on appelait encore les PTT m’était, de toute évidence, envoyé non pas par son administration, mais par Dieu le Père en personne pour m’indiquer mon chemin, les préposés des postes étant, par nature, des hommes sachant où se trouvent les endroits recherchés.

Grâce à mon indicateur providentiel, une petite heure plus tard, j’arrivais au village recherché.

Voici, en toute simplicité, l’histoire de ma rencontre avec un homme qui, de toute évidence, m’était envoyé spécialement par Zeus, Dieu le Père, Yahvé ou Allah, mais bien évidemment par une force qui me voulait du bien…

Autre rencontre moins surnaturelle: celle faite en compagnie de l’ami Jean lors de notre première croisière au long cours (une quinzaine de jours sur la Loue et le Doubs) alors que nous avions établi notre camp de ce soir-la en aval du Pont de Parcey.

Nous popotions entre nous quand, attiré par la fumée de notre feu, arriva un inconnu avec qui nous nous trouvâmes bientôt pas mal d’atomes crochus. Au cours de la soirée que nous passâmes avec lui, il nous donna d’intéressants conseils quant à la suite de notre croisière. Je me rappelle encore que, pour souligner sa bienveillance, il avait arrosé d’une bouteille de Morgon la veillée passée en notre compagnie, alors qu’à l’époque le bon vin était considéré par nous comme un produit rare et cher.

Autre souvenir, beaucoup plus récent celui-la.

Avec Françoise, dans le Périgord, nous roulions à vélo entre Les Eyzies et Le Bugle. Nous suivions la Vézère dont la vallée à cet endroit est aussi longée par une voie de chemin de fer. Soudain nous voyons arriver un autorail venant en sens inverse et dont le conducteur, de loin, nous salue gentiment d’un coup de son avertisseur. Rencontre aussi brève qu’amicale et si soudaine que nous n’eûmes même pas le temps de rendre son salut à cet aimable conducteur de la SNCF.

Toutes les rencontres ne sont pas agréables, bien sûr, et il m’est arrivé plus d’une fois de tomber sur de satanés bavards qui avaient surtout le défaut de vouloir me parler alors que je n’en avais pas envie. Cela suffit parfois amplement pour me rendre les gens peu sympathiques!

J’ai souvenance d’un matin, dans le Pays de Bray, d’une rencontre non souhaitée.

Je menais mon itinéraire sur une route où mon pas, plus rapide que le sien, me porta à la hauteur d’un piéton. L’homme avait une tête qui ne me revenait pas et il chercha à entamer la conversation d’un ton pâteux de gars éméché. Ce détail était d’autant plus remarquable étant donnée l’heure matinale: ce gaillard n’avait pas perdu son temps!… Je n’aime guère les pochards, mais je suis de trop bonne éducation pour répondre à un ivrogne: « Passe ton chemin, sac à vin et pousse au large… » Je souris donc avec autant d’amabilité que d’hypocrisie et répondis au bonhomme par un galimatias de mots étranges à consonance plus ou moins slave. Mon interlocuteur me regarde d’un air navré et timidement essaye un « Do you speak english? » auquel je rétorque imperturbablement par une nouvelle bordée d’expressions plus pittoresquement exotiques que compréhensibles.

Tout à fait désolé, mon pochard reste sur place pendant que je taille la route et atteins peu après la petite ville vers laquelle je me rendais et que je visitai avec plaisir.

Après cette visite, je décidai alors de m’offrir un café dans un bistrot et, la main sur le bec-de-cane, je n’eus que le temps de faire demi-tour sans entrer, car mon « ami » de tout à l’heure était là, accoudé au comptoir! Comment aurais-je pu commander un jus en sa présence, moi qui n’étais censé baragouiner uniquement qu’un langage exotique…

On le voit par cette histoire: mentir n’est pas toujours une chose facile!

Par contre il arrive que le mensonge, au moins par omission, puisse se révéler parfois bien utile. Avec Françoise, nous venions de monter notre guitoune dans un coin perdu au flanc d’un vallon des Gorges de l’Allier.

Comme je le fais assez souvent avant d’aller me mettre dans mon sac de couchage, je sortis dire un petit bonsoir au paysage environnant. Dans la lumière du soleil couchant je tombai alors sur un chevrier et son troupeau. Nous nous saluâmes et échangeâmes quelques paroles. Ce fut une conversation qui resta assez brève car mon interlocuteur était un pauvre garçon de la catégorie de ceux qu’il est convenu d’appeler des « demeurés » et il semblait bien que son cerveau était aussi fluet que sa large carrure d’athlète était impressionnante. Aussi, peu après, il me quitta et je vis sa massive silhouette se perdre dans la brume qui montait de la vallée.

Je retournai alors vers notre tente où mon épouse m’accueillit en me disant: « J’ai entendu une conversation. Avec qui parlais-tu? ». Ce soir-là, alors que la fameuse affaire des campeurs anglais tués par le Père Dominici était encore toute récente, je ne crus pas nécessaire de préciser à Françoise qu’un costaud à la cervelle d’oiseau était dans les parages…

En près d’un demi-siècle de vadrouilles, je n’ai jamais fait de rencontres réellement fâcheuses dans le genre de celles de mauvais garçons me cherchant noise.

Par contre, surtout à pied car un pedestrian sac au dos n’est pas d’un aspect foncièrement différent d’un chemineau voleur de poules, j’ai souvent inquiété les personnes rencontrées qui se méfiaient d’un homme seul et vêtu de façon peu élégante. Il faut reconnaître en effet que je n’ai pas souvent l’allure d’un Brummell! Cependant, assez vite, je sais rétablir la confiance dans ce genre de situations et il me semble même, qu’après le premier réflexe d’inquiétude passé, les gens sont si contents de ne pas être tombés sur un voyou prêt à leur trancher la gorge, qu’ils se rattrapent par un surplus de cordialité.

Des personnes qui se méfient aussi de moi, ce sont les gendarmes ou plutôt c’étaient les gendarmes. En effet, les représentants de l’ordre ont toujours un a priori défavorable vis-à-vis des jeunes gens. Or la jeunesse est une maladie à évolution lente, mais dont on finit toujours par guérir. En ce qui me concerne, si mon cœur est resté jeune (les mauvaises langues me disent un peu « demeuré ») mon aspect physique a tendance à rassurer les foules par mon apparence un peu plus chenue tous les jours.

Un détail qui m’a aussi depuis longtemps défavorisé est le fait que j’ai toujours porté les cheveux très courts et que la calvitie venant avec l’âge, je n’ai pas voulu que mes cheveux me quittent les premiers: c’est donc moi qui les ai licenciés en me rasant le crâne. Ceci a pour effet de me donner une allure « boule à zéro » propre, sinon aux bagnards, tout au moins aux occupants des maisons d’arrêt. De là des méprises avec les pandores…

Je me souviens d’un jour où, alors qu’avec le copain Jean nous étions innocemment en train d’acheter des cartes postales dans un bar-tabac, un duo de gendarmes, armés de mitraillettes pointées sur nous, nous demandèrent nos papiers d’une façon d’ailleurs fort civile pour des militaires.

Il faut dire que deux repris de justice venaient de s’évader d’une maison d’arrêt proche et que Jean et moi avions plus l’air de mauvais garçons mal fringués que d’élégants promeneurs payant régulièrement leurs impôts…

Personnellement, je me suis fait interpeller ainsi une dizaine de fois au moins, mais rarement avec un tel déploiement de forces armées que ce jour-la, je dois le reconnaître…

Parmi les rencontres plaisantes, il y a celles faites avec d’autres randonneurs et, pour quelques minutes, on se trouve ainsi des amis qui partagent vos goûts pour la vadrouille. Puis, on se sépare et chacun continue sa route personnelle dans un sens différent.

Parfois des amitiés se nouent ainsi pour un peu plus longtemps et deux itinéraires peuvent devenir parallèles pour quelques heures ou quelques jours.

Je pense à certaines rencontres, par exemple, celle de ce jeune couple sympathique connu au cours d’une randonnée en Tarentaise avec qui j’avais fait équipe pendant deux jours. Ensemble nous avons fait une très belle randonnée montagnarde que la neige, encore abondante en ce début du mois de Juin, aurait rendue hasardeuse si j’étais resté seul. De leur côté aussi j’eus mon utilité pour eux, car ils étaient assez novices concernant la pratique de la montagne.

Autre rencontre: celle de ce débutant montagnard rencontré en Savoie, près de Salvagny, et qui m’avait suivi pendant vingt-quatre heures. À nous deux, après un camp dans le Désert de Platé, nous avons ainsi franchi le Col du Dérochoir dominant la vallée de l’Arve et dont le sentier dégringole dans la pierraille vers Le Fayet. Ce jour-la j’avais joué au maître et à l’élève: la différence d’âges le permettait tout à fait!.

Du temps où Dag, mon ami à quatre pattes, se promenait avec moi, il fut parfois à l’origine de rencontres imprévues avec du gibier levé par lui.

Je me souviens, au cours d’une randonnée d’hiver dans le Morvan au cœur de la Forêt au Duc, d’un chat sauvage énorme réfugié sur une branche et qui feulait de rage en direction de Dagobert qui, au pied de l’arbre, l’injuriait en langage de chien.

Une autre fois, c’était en Normandie dans la Forêt de Brotonne, je vis mon ami Dag, brusquement entraîné par son instinct de chasseur, disparaître dans les fourrés… et en ressortir l’air tout penaud avec la truffe sanguinolente: il avait trouvé à qui parler!

Bien d’autres balades faites en compagnie de Dag restent dans ma mémoire car nous formions un duo de vrais amis ce qui est la preuve des liens pouvant exister entre un chien et son maître.

Il y a aussi des rencontres que j’ai faites et qui auraient pu tourner vers la galanterie mais qui, je l’ai déjà dit, se sont heurtées à ma fidélité foncière. Aussi ma Françoise n’aura jamais eu à pâtir des avances de certaines filles avec lesquelles des suites, pas exclusivement tournées vers la randonnée, auraient pu se développer si j’y avais mis tant soit peu de bonne volonté.

Rencontres encore, celles que m’accorde parfois la chance sous la forme d’un animal sauvage: cerf lointain dans les bois, lapins dans les garennes, lièvre détalant dans des labours, écureuil grimpant dans un arbre, vipère lovée dans les fougères, lézard sur un vieux mur: autant de visions fugaces qui, pour moi, ne sont pas autre chose que des sourires des dieux…

Une image très précise, et assez étrange en vérité, me revient d’une randonnée fort ancienne: j’étais seul dans les montagnes d’Oisans et montais vers le Col de la Muzelle situé au-dessus du lac du même nom.

À une centaine de mètres de moi, j’aperçois soudain un renard sur un névé. Je m’arrête pour le regarder alors que mon goupil continue à vaquer tranquillement à ses occupations. Au bout d’un moment, comme il ne m’a toujours pas remarqué, je siffle pour attirer son attention. Au lieu de détaler comme je m’y attendais, le renard lève la tête vers moi puis s’approche et enfin s’arrête comme indécis. Nouveau sifflement de ma part suivi d’une nouvelle manœuvre d’approche. Ainsi trois fois de suite!

Et puis tout à coup le charme est rompu et le renard disparaît au grand galop…

Que se passa-t-il ce jour-la? Prenait-il mes sifflements pour ceux d’une marmotte? Les dieux m’avaient-ils donné pour un court instant le don de parler aux renards?

Je n’ai jamais compris ce qui s’était passé ce jour-là…

Et puis il a y a les chiens…

Si mon ami Dag n’a jamais été remplacé, je continue à aimer les chiens et à les fréquenter avec plaisir, et ce sont souvent de courtes mais franches relations amicales qui s’établissent entre nous. Rencontres brèves avec un animal sympathique avec qui j’ai tôt fait de fraterniser: un morceau de sucre ou de biscuit, ou bien tout simplement une caresse derrière l’oreille et nous voila amis…

Seul sur la route ?

Bien sûr que non!…